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21.01.2010

Deuxième rencontre régionale sur l’équité et la consommation responsable

Tout d’abord je me présente, je m’appelle Mariana Gómez de Regil, je suis originaire du Mexique et j’ai le plaisir de vous annoncer que je vais collaborer avec Jérôme Martin pour mettre en route ce blog. Pour commencer je vais vous raconter ce que j’ai apprécié le weekend dernier.

blog.jpgLe samedi 16 janvier 2010 a été réalisée la deuxième rencontre régionale sur l’équité et la consommation responsable co-organisé par le CAP-CE (Collectif des Acteurs Poitevins pour un Commerce Equitable) et la CASI Poitou-Charentes (Coordination des Associations de Solidarité Internationale).

Avec le but de faire des échanges sur les pratiques de commerce équitable et les actions sur les territoires, plusieurs membres de différentes associations se sont réunis. Entre eux se trouvent la MPP, CASI, Minga, Ekitour, 360º, Humanopole et Orcades.

La rencontre a commencé avec la présentation de divers projets comme :

« De l’équité dans le quartier » à réaliser dans le quartier des Couronneries de Poitiers par des membres du CAP-CE.

« Approche pédago et économique » de la part de la Maison des Peuples de la Paix (Angoulême).

Et pour finir cette partie de la journée, Anne Bono, membre de l’Association Parisienne 360º a présenté le projet : « L’intervention dans un quartier au Clichy sous-bois ».

Postérieurement que les participants ont donné leurs points de vue réflexifs sur les différents projets, un « Repas Insolent » (œuvre de http://www.starting-block.org) a été fait. Les personnes qui n’ont pas été dans cette animation où dans les antérieures doivent se demander, qu’est-ce que ça veut dire ? De manière résumé, c’est une animation dynamique dont on s’est réunis par équipes et chacun représente une zone : Arabo-musulman, Amérique Latine, pays Industrialisés, Africaine et Asiatique. Au cours de l’animation on a fait un exercice gustatif et participatif où le but était de réfléchir sur les inégalités Nord-Sud et les interdépendances entre les divers acteurs du monde. Par exemple, après avoir réalisé des échanges de nourriture et de pétrole, à un moment l’Afrique et la zone arabo-musulmane sont restées avec très peu à manger (vous pouvez visualiser les photos sur notre flickr , si vous ne voulez pas apparaître dans les photos contactez nous !).

Pour finaliser la journée, Jérôme Martin, responsable d’Orcades a conduit l’intervention « jeu des sacs » où un concours a été réalisé par équipes. Ici on se trouve dans une usine de sacs en Inde où il faut élaborer un grand nombre de sacs, réfléchir à la stratégie qu’il faut appliquer pour obtenir des résultats efficaces et considérer la répartition de la rémunération du travail.

 

 

À bientôt

Mariana

 

20.01.2010

7 séquences pédagogiques sur la solidarité internationale et le développement durable

SKMBT_C25210012010310.jpgORCADES est une association  qui propose des interventions ludiques et participatives sur les questions de développement durable et de solidarité internationale. Nous vous invitons à prendre connaissance de 

Nous nous tenons à votre disposition pour de plus ample renseignements. Nous invitons également tous les enseignants avec lesquels nous avons déjà collaboré à déposer un commentaire, un témoignage sur l'intérêt de nos interventions...

 

Jérôme MARTIN

Responsable EADSI

ORCADES

13.01.2010

Le 14 janvier : débute Pongal l'une des fêtes les plus importantes du Tamil Nadu (Inde).

 

DSCF3406.JPGC'est l'occasion d'exprimer nos pensées et nos meilleurs voeux à nos partenaires et amis indiens d'INDP qui se préparent à célébrer cette grande fête populaire.

Pour vous lecteurs, celle de découvrir cette fête où la population du Sud de l'Inde remercie la nature pour les récoltes fructueuses qu'elle a permis...

Ci dessous des extraits d'un article paru dans le Journal-Réunionais du monde rédigé par Dominique Jeantet pour qui « Pongal » n'est plus célébré à la Réunion. Eh oui car la communauté tamoule est présente en France! Notamment à la Réunion et en métropole...

« Le 1er jour de Pongal se fête en famille en l'honneur du Dieu Indra, le dieu des nuages qui donnent la pluie. ce jour-là, on brûle dans les rues toutes les choses usagées accumulées dans les maisons (nattes, balais...). Les maisons sont nettoyées dans les moindres recoins et on achète de nouveaux ustensiles de cuisine.[...]

Le 2e jour, le plus important, est dédié au soleil, à qui l'on offre du riz cuit dans du lait. un culte est rendu au soleil par la communauté agricole entière qui offre les premières récoltes obtenues après plusieurs mois de labeur. Dans chaque famille les villageois se rassemblent vêtus de vêtements de coton neufs et surveillent des pots de terre dans lesquels du riz est cuit dans du lait Lorsque cette préparation déborde du pot tout le monde crie « poṅkalo, poṅkal » et les femmes claquent leur langue afin d’éloigner les mauvais esprits. Le mot ponkal signifie en tamoul « bouillonnement » et c’est aussi le nom de cette préparation de riz au lait. Le pot contient l’Énergie, il symbolise la plénitude débordante.[...]

Le 3e jour est consacré aux vaches : on rend un culte aux vaches et aux bœufs. Tous les bovins sont lavés et décorés à l’aide de pâte de santal, de kuṅkumam (poudre de vermillon) ; leurs cornes sont peintes ; des guirlandes de fleurs sont nouées autour de leur cou ; les harnachements sont colorés. On les nourrit d’un festin de poṅkal et de bananes et on les honore. Les bovins sont alors lâchés dans les rues à la plus grande joie des villageois qui font beaucoup de bruit en tapant sur des instruments de cuisine et en poursuivant les animaux aux grands cris de « poṅkalo, poṅkal [...]

Enfin, le 4e jour est célébré par les femmes pour la prospérité de leurs frères et de leur famille. Il est aussi un jour de visites à des amis ou à la famille. »

Jérôme MARTIN

Responsbale EADSI

ORCADES

 

07.01.2010

Roms, Dalits, entre recherche de dignité et d'égalité... même combat!?

14 novembre 2008 001.jpg Durant un an, des collégiens manouches de Roumazière (16) ont correspondu avec des enfants d'une communauté tribale marginalisée de Pondichéry. Avec la délégation constituée des jeunes de l'EREA nous nous sommes rendus grâce à INDP à Lawspet auprès des 52 familles bénéficiaires de l'accompagnement d'INDP. Avant notre départ j'étais invité à me rendre sur les terrains familiaux de Roumazière, où ados et parents m'ont confié quelques éléments sur la culture manouche et des questions à partager une fois en Inde...en leur absence je ferai le facteur avec la promesse de venir rendre compte de cette rencontre dès mon retour en collaboration avec le centre social "Le chemin du Hérisson" de Roumazière!.

L'album photo à droite témoigne de cet après midi qui a marqué la délégation...Egalement quelques lignes qui éclairent cette modeste intiative afin de la reconsidérer sous un autre regard...

Les Roms: un peuple descendant de migrants indien...

Il est un peu près certain que les Roms sont les descendants d'un peuple venu du nord de l'Inde. Des linguistes l'ont découvert en étudiant leur langue: le romani est en effet proche du sanskrit, langue classique d'une vieille civilisation de l'Inde. Pour des raisons encore inconnues, ce peuple a quitté l'Inde vers le 10ème siècle pour entamer un long parcours vers l'ouest... Mais qu'est-ce qui a motivé ce peuple à migrer? Pour certains, il s'agissait d'intouchables - ces parias du système de caste hindou - déjà nomades qui travaillaient les métaux et pratiquaient les arts de la musique et de la danse. Pour d'autre, au contraire, c'était la caste noble de guerriers condamnés à l'exil après une défaite...

"Roms" et "Dalit"...ces deux communautés ont l'une et l'autre à un moment de leur histoire pris l'initiative de se renomer.

En 1971, des représentants de Gitans, Manouches, Sinitis que l'on appelle aussi Tziganes ou Bohémiens, ont décidé de montrer qu'ils ne formaient qu'un seul peuple en adoptant un nom unique auprès de l'ONU et de tous les gouvernements: Rom qui signifie "homme". Cependant toutes les communautés ne sont pas d'accord avec cette appelation...

Les ex-intouchables ont choisi de se renomer Dalit qui signifie en langue pali, opprimé. Ils rejetèrent le terme de Harijans suggéré par Ganhi, qui était trop paternaliste à leur yeux. C'est dans les années 70 au Maharashtra, que le mouvement des Dalits Panthers a notamment popularisé ce terme, en essayant de regrouper sous une seule dénomination les intouchables divisés entre eux à l'échelle de l'Inde.

En Hongrie, les Roms se tournent vers Ambedkar (leader Dalit et père de la constitution indenne) et le Boudhisme dans leur recherche de dignité et d'égalité...

"Ambedkar in Hungary"! Le 25 novembre 2009, un reporter de "The Hindu" (quotidien national indien de renom) intitule ainsi un article au terme d'une investigation qui l'a amené à partager le quotidien des Roms durant un mois en Hongrie...Extrait de l'article publié le 25.11.09.

"Après de nombreux échanges de mails, ce qui m'intrigua le plus c'est que des leader Roms ont été inspirés par la philosophie et les théories de changement social de Ambedkar et de son travail avec les Dalits. En effet ils déployent les idées de ce dernier dans leur lutte pour l'égalité, pour la simple raison qu'ils peuvent clairement voir des ressemblances dans les discriminations auxquelles font face les Dalits en Inde et les Roms en Europe. Après avoir découvert Ambedkar les leader Roms ont visités le Maharashtra en 2005 et 2007 où ils ont senti une connexion profonde avec les Dalits. De retour en Hongrie, certains adoptent le boudhisme et fonde le réseau Jai Bhim (lien sur la colonne de droite!) dont l'une des activités et d'inviter les jeunes activists dalits à communiquer avec la communauté Rome."

A suivre...

 

Jérôme MARTIN

Responsable EADSI

ORCADES

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