03.02.2010
Trouver le « don de voir » nierika, traditions et formes de vie ancestrale
Après avoir exploré les activités d’Orcades, étudié différents domaines comme : l’éducation au développement, le commerce équitable, la communauté indienne les « Dalits » et les inégalités Nor-Sud, il est inévitable de penser à un sujet tel que celui des communautés indigènes mexicaines. Je vais vous parler sur la communauté : les «HUICHOLES».
Ils se nomment entre eux les « wixaritari » (singulier : wixarika). Ils vivent dans la région de la « Sierra Madre Occidentale » (chaine de montagne), au centre-Ouest du Mexique, en particulier dans les états de Jalisco, Nayarit, Durango et Zacatecas.
Les Huicholes sont connus pour leur fort attachement à leur culture native, leurs croyances et leurs créations artisanales visionnaires. Chaque année, ils parcourent plus de 3 000 kilomètres pour atteindre le désert de Real de Catorce, à San Luis Potosí, où ils laissent des offrandes aux créateurs ancestraux (arrivés de la mer sous forme d'animaux ou de personnes pour peupler la terre). Grace à la consommation du peyote (cactus psychotrope) ils peuvent y dialoguer avec leurs dieux.
Toute cette tradition tourne autour du trio Cerf, Maïs et Peyote : ces éléments constituent une seule unité reconnue comme le Dieu qui leur prête la vie. Les jicareros rendent visite à cinq cerfs de couleurs différentes, un situé à chaque point cardinal et un autre au centre. Ils présentent du maïs, des courgettes, de tejuino (boisson rafraîchissant à base de maïs et canne de sucre), et du sang de boeuf comme offrandes.
Afin d’obtenir nierika « le don de voir », après avoir ingéré le peyote lors de leur arrivée au désert, les jicareros (personnes en charge de porter l’eau « jícaras » dans un récipient fait avec l’écorce du fruit de la courge) se soumettent aux pratiques d’austérité et de purification : jeûner, s’abstenir de rêver et se confesser. Également, les chamanes (ceux qui savent rêver, guérisseurs et chefs des communautés) vont à la rencontre du serpent de la pluie orientale (la déesse Nia’ariwame) et l’emportent avec eux. 
Leurs vêtements sont fabriqués avec du coton et de la toile tissé ; ils sont brodés de dessins multicolores, chaque dessin est liée à un élément de la nature, à leurs dieux et au concept de nierika. Au cours de leurs fêtes, de leurs rituels et de leurs pérégrinations, ils se peignent des icônes sacrés sur leurs visages, couvrent leurs têtes de chapeaux décorés de flèches, plumes, des queues d’écureuil et de fleurs.
Le total de la population huicholes est estimé à 43,929 personnes, dont la majorité sont des hommes adultes bilingues ou possédant des connaissances en espagnol. Les femmes sont minoritaires. Le reste est composé de médecins. Leurs principales activités économiques sont la « culture de coamil », c’est à dire la milpa travaillé avec un instrument appelé « coa » (canne planteur), le bétail et la vente des artisanats. Pour les saisons de crise, ils récoltent des champignons, racines, fruits et insectes.
Les huicholes sont une des nombreuses communautés marginalisées et victimes d’injustices et discriminations à cause de leurs différences sociales, territoriales et culturelles. Depuis 500 ans ils restent en défense et lutte pour garder leurs territoires et traditions.
QUESTION : qu’est-ce que vous comprenez par le « don de voir » Nierika ?
À suivre…
Mariana
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c'est une reunion d'êtres humains qui ont pour but de développer leur amour (j'entend par amour le seul fait d'aider son prochain), et leur discenement.
la pratique du culte est d'autant plus effective que sa populaton est nombreuse pour cette raison, il est important de fixer une fréquence et un lieu.le pélerinage juqsqu'a San Luis Potosí est un stimulateur tout comme le fait de jeuner puisque celui-ci impose aux pratiquants une forte cohésion et volonté d'atteindre un but commun.
La connexion a une sorte de conscience extra-cérébrale est commune a tous les cultes et il est très courant d'utiliser pour entrer dans cet "état second" ou "transe"un stimulateur dans le cas présent la consomation du peyote.
Il semble cependant possible d'y acceder par la simple concentration car en realité cet état peut être dû a toute autre chose,comme l'éxès de béta endorphine (pratique d'un sport de haut niveau ou encore activité sexuelle) ou la solitude,la pratique d'un art...etc , mais cet connexion si particulière, ce "don de voir" est orienté, ce pourrais être l'équivalent du "troisième oeil", il est axé sur la faculté du cogito a se représenter et a nous fournir la certitude de notre existence, mais aussi l'assimilation souvent inconsciente de ce que nous appelons hasard et bennediction.
Ou encore notre capacité a penser le temps bref nombre de facteur qui régisse notre existence sont exemptés de réflexions par la croyance ce qui nous permette au quotidien de ne pas sombrer dans une psychose spiraloïdale.
Ce "don de voir" serait donc une vision passagère et très fortes émotionelement qui renforce notre croyance. cela doit permetre une liberté et donc ouverture philosophique bien plus conséquente puisque la pratique du culte est ponctuelle et de ce fait est une contrainte mineure pour le fidèle.
enfin bon j'ai peut-être dit beaucoup de bétise mais ce serait mon interprétation aujourd'hui maintenant de ce sujet.
cela dit je tiens a préciser que cet article est très intéréssant,nous ne pouvons imaginer a quel point jour après jour des cultures et des arts s'effondrent a travers le monde sans même que nous ayons conaissances de leur existence,c'est la chasse a la culture, il faut continuer a se poser des questions, a remettre en question de concevoir spirituelement c'est ça pour moi le don de voir.
demandons nous si ce "don de voir" peut être représenter par autre chose que son appelation comme l'art et si oui jusqu'a quel point.
http://www.visions-chamaniques.fr/?p=121
Ecrit par : nitle-nav | 04.02.2010
Pour ma part, et pour répondre à la question, je le prends comme un moyen de communication entre les différents initiés, à rapprocher peut-être avec une certaine forme de méditation "collaborative" ?
Ecrit par : Michel | 04.02.2010
En ce qui me concerne, je pense à la thèse très controversée de Jeremy Narby sur le serpent cosmique. C'est un sujet très interessant qu'il a, selon moi, traité avec beaucoup trop d'affectif pour être perçu comme viable dans les milieux scientifiques. Mais ce n'est finalement pas un reproche!
Donc, je conçois ce don de voir comme une tradition qui donne un savoir très profond. Ces visions ne sont peut-être pas rationnelles pour nos sociétés mais elles n'en restent pas moins à prendre au sérieux. Il faut aller plus loin que l'idée que l'on s'en fait bien souvent, à savoir que les populations qui utilisent des psychotropes naturels dans leurs rituels ne font que quelque part "se droguer". Il y a une vraie profondeur dans ces visions qui lient une communauté et donnent de vraies orientations quand à des modes de vie "viables" desquels l'Homme se détache de plus en plus.
Je crois personellement qu'il faut être initié et disposer d'une forme de don pour pouvoir faire ces rituels et interpreter ces visions. En ce sens, les chamanes sont de vrais détenteurs de connaissances et des pierres angulaires dans nombre de sociétés. Je suis d'accord avec nitie-nav sur la chasse à la culture. Dans notre monde aujourd'hui, nous essayons d'imposer un rationalisme exacerbé qui étouffe ces cultures là qui ont pourtant, selon moi, bien plus de connaissances.
Merci pour l'article, très intéressant!
Ecrit par : Celine | 05.02.2010
Merci à vous pour vos réponses et réflexions et également à nitie-nav pour le lien. Restez en contact pour la suite de "nierika" et l'échange de diversité des cultures et croyances.
Ecrit par : Mariana | 11.02.2010
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