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12.02.2010

Youpi!!! ...Déjà le prochain week-end Starting Block les 6 et 7 mars 2010...

Formation SUDESTAN mars 2008 001.jpgUn week end de formation et d'échanges « L'éducation à la citoyenneté et à la solidarité par les jeunes, vers les jeunes » à l'initiative de l'association Starting Block dans le cadre du programme SENS;

Le 14ème du nom et c'est toujours un sincère plaisir d'être convié à partager sa pratique d'Education au Développement! Plus de 150 jeunes et animateurs...(définisons le jeune comme agés de 18 à 30 ans :-))) réunis autour de l'idée que la solidarité internationale ne se vit pas que là-bas ...mais surtout ici au travers le développement d'action de sensibilisation envers nos co-citoyens sur les questions de développement, et d'inégalités dans le monde!

Photo: Formation autour du Sudestan organiséE par ORCADES à Poitiers avec les formateurs belges de la SCI-mars 2009

J'animerai mes traditionnels ateliers autour de la posture de l'animateur en éducation au développement le samedi am et lors de ce week end, deux nouveaux ateliers le dimanche 7 mars 2010:

-Atelier sur le Sudestan qui est un outil pédagogique de mise en situation pour comprendre les mécanismes à l'origine du fossé entre le Nord et le Sud de la planète. Le jeu emmène les participants dans quatre pays imaginaires dont ils vont devenir les ministres...Un excellent outil pour aborderde façon ludique la complexité des inégalités dans le monde... L'animation sera assurée par mes consoeurs de la CASI Poitou-Charentes: Cécile et Juliette ainsi que Julia de Starting-block!

-Enfin un autre atelier co-animé avec Thomas  de l'équipe solidairesdumonde (merci Thomas de ta participation...un dimanche matin...) sur le thème NTIC, médias et Education à la Citoyenneté et à la Solidarité : enquête et promenade commentée sur le web 2.0.


Cet atelier présentera la plateforme Solidaires du Monde et proposera de s’interroger sur les enjeux et les opportunités de ce type d'outil dans le champ de la solidarité internationale et de l'éducation. Cet atelier me permettra avec l'aide de Thomas de partager ma petite révolution numérique et en quoi ce blog s'est imposé à moi comme un formidable outil d'animation complémentaire de ma pratique...

Venez nombreux et rdv à Paris! Le programme est en téléchargement sur le site de Stating block!

Jérôme MARTIN

Responsable EADSI

ORCADES

Déjà 7 milliards d'habitants sur Terre...et demain?

photo 5.jpgInvité à intervenir le 28 janvier 2010 lors du deuxième FOREDD ( forum des ressources pour l'éducation au développement durable) d'Amiens organisé par le ministère de l'Education nationale, je ne résiste pas à partager l'un des exposés qui m'a le plus emballé...sans mauvais jeu de mots :-)...

Gilles Pison démographe de l'INED nous a présenté une excellente animation basée sur internet a partir du site http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/animations/p... qui permet de faire des simulations et de visualiser toutes les hypothèses démographiques possibles et imaginables...

Un formidable outil intéractif en libre accès sur internet doublé d'un excellent exposé de Mr Gilles Pison autour des peurs liées au évolution démographiques. Un exposé utile qui a tordu le coup à bien des idées reçues...L'occassion également d'affirmer que les enjeux démographqiues de demain ne se situent pas autour du nombre mais des modes de vie et de consommation des habitants de la planète...

Photo: le jeu des chaises, un outil pour une approche démographique et économique du développement...

Dans une future note le contenu de mon intervention porté au nom des associations d'éducation au développement et à la solidarité internationale membres d'EDUCASOL sur nos approches et spécificités autour des enjeux du Développement Durable.

Voir également deux notes au grenier mais toujours d'actualité sur ce sujet "Education populaire et Développement durable: gare au malentendus" et " Luttes contre la pauvreté: parents pauvres du développement durable?"

Jérôme MARTIN

Responsable EADSI

ORCADES

03.02.2010

Trouver le « don de voir » nierika, traditions et formes de vie ancestrale

huichol.jpgAprès avoir exploré les activités d’Orcades, étudié différents domaines comme : l’éducation au développement, le commerce équitable, la communauté indienne les « Dalits » et les inégalités Nor-Sud, il est inévitable de penser à un sujet tel que celui des communautés indigènes mexicaines. Je vais vous parler sur la communauté : les «HUICHOLES».

Ils se nomment entre eux les « wixaritari » (singulier : wixarika). Ils vivent dans la région de la « Sierra Madre Occidentale » (chaine de montagne), au centre-Ouest du Mexique, en particulier dans les états de Jalisco, Nayarit, Durango et Zacatecas.

Les Huicholes sont connus pour leur fort attachement à leur culture native, leurs croyances et leurs créations artisanales visionnaires.  Chaque année, ils parcourent plus de 3 000 kilomètres pour atteindre le désert de Real de Catorce, à San Luis Potosí, où ils laissent des offrandes aux créateurs ancestraux (arrivés de la mer sous forme d'animaux ou de personnes pour peupler la terre). Grace à la consommation du peyote (cactus psychotrope) ils peuvent y dialoguer avec leurs dieux.

Toute cette tradition tourne autour du trio Cerf, Maïs et Peyote : ces éléments constituent une seule unité reconnue comme le Dieu qui leur prête la vie.  Les jicareros  rendent visite à cinq cerfs de couleurs différentes, un situé à chaque point cardinal et un autre au centre. Ils présentent du maïs, des courgettes, de tejuino (boisson rafraîchissant à base de maïs et canne de sucre), et  du sang de boeuf  comme offrandes.

Afin d’obtenir nierika « le don de voir », après avoir ingéré le peyote lors de leur arrivée au désert, les jicareros (personnes en charge de porter l’eau « jícaras » dans un récipient fait avec l’écorce du fruit de la courge) se soumettent aux pratiques d’austérité et de purification : jeûner, s’abstenir de rêver et se confesser. Également, les chamanes (ceux qui savent rêver, guérisseurs et chefs des communautés) vont à la rencontre du serpent de la pluie orientale (la déesse Nia’ariwame) et l’emportent avec eux. fotosfree3.jpg

Leurs vêtements sont fabriqués avec du coton et de la toile tissé ; ils sont brodés de dessins multicolores, chaque dessin est liée à un élément de la nature, à leurs dieux et au concept de nierika.  Au cours de leurs fêtes, de leurs rituels et de leurs pérégrinations, ils se peignent des icônes sacrés sur leurs visages, couvrent leurs têtes de chapeaux décorés de  flèches, plumes, des queues d’écureuil et de fleurs.

Le total de la population huicholes est estimé à 43,929 personnes, dont la majorité sont des hommes adultes bilingues ou possédant des connaissances en espagnol. Les femmes sont minoritaires.  Le reste est composé de médecins.  Leurs principales activités économiques sont la « culture de coamil », c’est à dire la milpa travaillé  avec un instrument appelé « coa » (canne planteur), le bétail et la vente des artisanats. Pour les saisons de crise, ils récoltent des champignons, racines, fruits et insectes.

Les huicholes sont une des nombreuses communautés marginalisées et victimes  d’injustices et discriminations à cause de leurs différences sociales, territoriales et culturelles. Depuis  500 ans ils restent en défense et lutte pour garder leurs territoires et traditions.

 

QUESTION : qu’est-ce que vous comprenez par le « don de voir » Nierika ?

À suivre…

Mariana

 

 

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