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12.02.2010

Déjà 7 milliards d'habitants sur Terre...et demain?

photo 5.jpgInvité à intervenir le 28 janvier 2010 lors du deuxième FOREDD ( forum des ressources pour l'éducation au développement durable) d'Amiens organisé par le ministère de l'Education nationale, je ne résiste pas à partager l'un des exposés qui m'a le plus emballé...sans mauvais jeu de mots :-)...

Gilles Pison démographe de l'INED nous a présenté une excellente animation basée sur internet a partir du site http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/animations/p... qui permet de faire des simulations et de visualiser toutes les hypothèses démographiques possibles et imaginables...

Un formidable outil intéractif en libre accès sur internet doublé d'un excellent exposé de Mr Gilles Pison autour des peurs liées au évolution démographiques. Un exposé utile qui a tordu le coup à bien des idées reçues...L'occassion également d'affirmer que les enjeux démographqiues de demain ne se situent pas autour du nombre mais des modes de vie et de consommation des habitants de la planète...

Photo: le jeu des chaises, un outil pour une approche démographique et économique du développement...

Dans une future note le contenu de mon intervention porté au nom des associations d'éducation au développement et à la solidarité internationale membres d'EDUCASOL sur nos approches et spécificités autour des enjeux du Développement Durable.

Voir également deux notes au grenier mais toujours d'actualité sur ce sujet "Education populaire et Développement durable: gare au malentendus" et " Luttes contre la pauvreté: parents pauvres du développement durable?"

Jérôme MARTIN

Responsable EADSI

ORCADES

03.02.2010

Trouver le « don de voir » nierika, traditions et formes de vie ancestrale

huichol.jpgAprès avoir exploré les activités d’Orcades, étudié différents domaines comme : l’éducation au développement, le commerce équitable, la communauté indienne les « Dalits » et les inégalités Nor-Sud, il est inévitable de penser à un sujet tel que celui des communautés indigènes mexicaines. Je vais vous parler sur la communauté : les «HUICHOLES».

Ils se nomment entre eux les « wixaritari » (singulier : wixarika). Ils vivent dans la région de la « Sierra Madre Occidentale » (chaine de montagne), au centre-Ouest du Mexique, en particulier dans les états de Jalisco, Nayarit, Durango et Zacatecas.

Les Huicholes sont connus pour leur fort attachement à leur culture native, leurs croyances et leurs créations artisanales visionnaires.  Chaque année, ils parcourent plus de 3 000 kilomètres pour atteindre le désert de Real de Catorce, à San Luis Potosí, où ils laissent des offrandes aux créateurs ancestraux (arrivés de la mer sous forme d'animaux ou de personnes pour peupler la terre). Grace à la consommation du peyote (cactus psychotrope) ils peuvent y dialoguer avec leurs dieux.

Toute cette tradition tourne autour du trio Cerf, Maïs et Peyote : ces éléments constituent une seule unité reconnue comme le Dieu qui leur prête la vie.  Les jicareros  rendent visite à cinq cerfs de couleurs différentes, un situé à chaque point cardinal et un autre au centre. Ils présentent du maïs, des courgettes, de tejuino (boisson rafraîchissant à base de maïs et canne de sucre), et  du sang de boeuf  comme offrandes.

Afin d’obtenir nierika « le don de voir », après avoir ingéré le peyote lors de leur arrivée au désert, les jicareros (personnes en charge de porter l’eau « jícaras » dans un récipient fait avec l’écorce du fruit de la courge) se soumettent aux pratiques d’austérité et de purification : jeûner, s’abstenir de rêver et se confesser. Également, les chamanes (ceux qui savent rêver, guérisseurs et chefs des communautés) vont à la rencontre du serpent de la pluie orientale (la déesse Nia’ariwame) et l’emportent avec eux. fotosfree3.jpg

Leurs vêtements sont fabriqués avec du coton et de la toile tissé ; ils sont brodés de dessins multicolores, chaque dessin est liée à un élément de la nature, à leurs dieux et au concept de nierika.  Au cours de leurs fêtes, de leurs rituels et de leurs pérégrinations, ils se peignent des icônes sacrés sur leurs visages, couvrent leurs têtes de chapeaux décorés de  flèches, plumes, des queues d’écureuil et de fleurs.

Le total de la population huicholes est estimé à 43,929 personnes, dont la majorité sont des hommes adultes bilingues ou possédant des connaissances en espagnol. Les femmes sont minoritaires.  Le reste est composé de médecins.  Leurs principales activités économiques sont la « culture de coamil », c’est à dire la milpa travaillé  avec un instrument appelé « coa » (canne planteur), le bétail et la vente des artisanats. Pour les saisons de crise, ils récoltent des champignons, racines, fruits et insectes.

Les huicholes sont une des nombreuses communautés marginalisées et victimes  d’injustices et discriminations à cause de leurs différences sociales, territoriales et culturelles. Depuis  500 ans ils restent en défense et lutte pour garder leurs territoires et traditions.

 

QUESTION : qu’est-ce que vous comprenez par le « don de voir » Nierika ?

À suivre…

Mariana

 

 

21.01.2010

Deuxième rencontre régionale sur l’équité et la consommation responsable

Tout d’abord je me présente, je m’appelle Mariana Gómez de Regil, je suis originaire du Mexique et j’ai le plaisir de vous annoncer que je vais collaborer avec Jérôme Martin pour mettre en route ce blog. Pour commencer je vais vous raconter ce que j’ai apprécié le weekend dernier.

blog.jpgLe samedi 16 janvier 2010 a été réalisée la deuxième rencontre régionale sur l’équité et la consommation responsable co-organisé par le CAP-CE (Collectif des Acteurs Poitevins pour un Commerce Equitable) et la CASI Poitou-Charentes (Coordination des Associations de Solidarité Internationale).

Avec le but de faire des échanges sur les pratiques de commerce équitable et les actions sur les territoires, plusieurs membres de différentes associations se sont réunis. Entre eux se trouvent la MPP, CASI, Minga, Ekitour, 360º, Humanopole et Orcades.

La rencontre a commencé avec la présentation de divers projets comme :

« De l’équité dans le quartier » à réaliser dans le quartier des Couronneries de Poitiers par des membres du CAP-CE.

« Approche pédago et économique » de la part de la Maison des Peuples de la Paix (Angoulême).

Et pour finir cette partie de la journée, Anne Bono, membre de l’Association Parisienne 360º a présenté le projet : « L’intervention dans un quartier au Clichy sous-bois ».

Postérieurement que les participants ont donné leurs points de vue réflexifs sur les différents projets, un « Repas Insolent » (œuvre de http://www.starting-block.org) a été fait. Les personnes qui n’ont pas été dans cette animation où dans les antérieures doivent se demander, qu’est-ce que ça veut dire ? De manière résumé, c’est une animation dynamique dont on s’est réunis par équipes et chacun représente une zone : Arabo-musulman, Amérique Latine, pays Industrialisés, Africaine et Asiatique. Au cours de l’animation on a fait un exercice gustatif et participatif où le but était de réfléchir sur les inégalités Nord-Sud et les interdépendances entre les divers acteurs du monde. Par exemple, après avoir réalisé des échanges de nourriture et de pétrole, à un moment l’Afrique et la zone arabo-musulmane sont restées avec très peu à manger (vous pouvez visualiser les photos sur notre flickr , si vous ne voulez pas apparaître dans les photos contactez nous !).

Pour finaliser la journée, Jérôme Martin, responsable d’Orcades a conduit l’intervention « jeu des sacs » où un concours a été réalisé par équipes. Ici on se trouve dans une usine de sacs en Inde où il faut élaborer un grand nombre de sacs, réfléchir à la stratégie qu’il faut appliquer pour obtenir des résultats efficaces et considérer la répartition de la rémunération du travail.

 

 

À bientôt

Mariana