15.07.2010
Les mouvements pédagogiques étranglés
"Violences gouvernementales envers les mouvements pédagogiques" C'est le cri et le titre de la dépêche du Groupe Français d'Education Nouvelle", réseau de formation, de réflexion et d'innovation pédagogique dont la devise est "Tous capables, Tous chercheurs, Tous créateurs" Comment se résoudre à voir cet espace de liberté et de ressources disparaître?...J'ai pu bénéficier de ces années de recherche en faveur d'une pédagogie émancipatrice lors de formation et via leurs publications 'Dialogue"...Je vous invite à vous impliquer soit ou en diffusant l'info dans vos réseaux, face à une nouvelle décision gouvernementale génératrice d'injustices non seulement pour nos enfants mais également pour l'accès au savoir tout au long de la vie! Les communiqués se multiplient, les articles de presse également, en partage l'article de Guillaume Duval d'Alternatives Economiques...
"Les menaces qui planent sur les Cahiers pédagogiques et d'autres mouvements s'inscrivent dans la bataille menée pour le retour à la pédagogie "traditionnelle".
Le ministère de l'Education profite de la pause estivale pour achever de se débarrasser des mouvements pédagogiques. C'est au moins le soupçon qui s'installe après l'annonce, tombée comme un couperet le 2 juillet dernier, au lendemain de la fin de l'année scolaire et plus de six mois donc après le début de l'année civile, d'une division par deux de la subvention annuelle 2010 en principe déjà accordée à la revue Les Cahiers pédagogiques, ainsi qu'à l'ICEM (pédagogie Freinet) et au GFEN. Ces économies réalisées au nom de la rigueur ne représentent que des « bouts de chandelle » en termes financiers. Elles s'inscrivent par contre dans le contexte de la bataille idéologique engagée par les ministres successifs depuis plusieurs années déjà contre le « pédagogisme » et pour la réhabilitation des pratiques pédagogiques « traditionnelles » mises à mal par l'« esprit de 1968 ».
Depuis l'après-guerre, en effet, les mouvements pédagogiques et d'éducation populaire bénéficiaient d'un soutien important de la part de l'Education nationale sous la forme d'enseignants « mis à disposition », au motif que leur action concourrait à la fois à la réflexion sur la pédagogie, à son évolution et à la formation des enseignants. A partir de 2005 ces mises à disposition ont été remises en cause et remplacées par des subventions. Ce sont elles qui s'apprêtent maintenant à être divisées par deux, en attendant probablement de disparaître prochainement. La remise en cause en plein milieu d'année de la parole de l'Etat menace l'existence même des organismes concernés. D'ores et déjà, la vie du CRAP-Cahiers pédagogiques reposait essentiellement sur le travail des bénévoles. La subvention lui permettait néanmoins de salarier deux enseignants en détachement chargés des publications (la revue elle-même et les hors-série) qui sont au cœur de ses activités. Comme l'explique le rédacteur en chef des Cahiers, Philippe Watrelot, cette décision menace donc l'existence même de la revue, et met en cause « le travail bénévole qui accompagne toutes nos activités ». En somme, un « acte d'hostilité » caractérisé et « une marque de dédain » à l'égard d'une revue fondée en 1945, dans la foulée du grand mouvement d'émancipation et de réforme qui avait caractérisé la Libération. Les Cahiers pédagogiques font appel à la fois aux abonnements et au soutien du public sur leur site Internet."
Source Alternatives économiques, Guillaume Duval 9 juillet 2010
Mis en ligne par Jérôme Martin, Référent action éducative HumanoPole-Orcades
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13.07.2010
Théâtre forum au Sénégal, un outil de transformation sociale?
Cindy ex-collègue d'Orcades actuellement en formation au théâtre Forum au Sénégal et en appui à une organisation locale, partage son expérience! Bonne lecture!
"Bamtaaré est une troupe dont la réputation n'est plus à faire au Sénégal. Elle partage ses activités entre du théâtre de sensibilisation pour les ONG locales et du théâtre militant pour garder le lien avec l'extérieur.
Elle intervient en milieu rural et urbain pour l'APROFES, l'ONG née avec la troupe de la mobilisation d'une association de jeunes du quartier, il y a 20 ans. Chaque prestation est le fruit d'une création collective avec le partenaire. Ils abordent les thématiques liées au développement telles que l'environnement, la parité, l'éducation, l'économie, etc. avec une dimension internationale. Ils sont attendus à chaque festival international du théâtre pour le développement de Ouagadougou. Ils ont déjà fait une tour en Europe avec le CADTM sur le thème des plans d'ajustement structurels. Ils répondront encore présents au forum social mondial de Dakar en janvier 2011.
En direct de Kaolack et avec Thiénouma Diop, le metteur en scène, voici le récit d'une aventure originale!
Nous partons pour une tournée rurale sur le thème de la santé communautaire. On arrive à Kaffate, premier village, la route a été difficile et la nuit est déjà tombée. Pourtant, les phares de la voiture éclairent la place : 600 personnes sont là, hommes, femmes et enfants. Ils nous attendent. Rapidement, on installe le groupe électrogène et les batteurs de sabax se mettent en place. Aussitôt, les femmes se précipitent pour danser. Le public s'enflamme. Les sabax augmentent le rythme et les hommes viennent au centre du cercle aussi. Après une bonne heure à se défouler, les comédiennes viennent entonner des chants créés pour l'occasion.
L'animation avant le théâtre fait le lien avec la tradition. elle a deux rôles : D'abord, le sabax sert d'appel à la population. Ensuite, en venant danser dans le gewu (le cercle), le public est amené à s'approprier le spectacle. On essaie que les artistes et la population ne fassent qu'un pour pouvoir partager le spectacle. Et puis, on ressent vraiment le sens premier du mot animation, c'est-à-dire donner vie. Le théâtre forum ne fait pas partie des pratique de théâtre au Sénégal. Si on veut faire participer le public a quelque chose qu'il ne connait pas, il faut faire en sorte qu'il se l'approprie. C'est pourquoi avant chaque spectacle, j'explique que le programme leur appartient, et qu'il ne dépend que de leur participation. On donne et on reçoit.
Puis les sabax laissent la place au théâtre. L'infirmier local a choisi le thème des consultations prénatales. Il voudrait que les villageois attachent plus d'importance à leur santé notamment pour les femmes enceintes. Qu'est-ce que peut apporter le théâtre?
Le théâtre est devenu, ici, le meilleur support, pour la sensibilisation auprès des populations très souvent analphabètes. Le théâtre est une chose qu'ils vont vivre en direct où ils pourront réagir et venir jouer leur partition. On touche plus de monde qu'à une causerie et le théâtre permet de se rappeler des informations longtemps après. C'est une activité qui intéresse les populations. Aussi, quand on crée une pièce, on le fait avec le contexte dans lequel on va jouer et on caricature les personnages, si ce n'est pas le chef de famille, c'est le voisin d'à côté ou la femme de l'autre. On fait en sorte que les gens du public se disent dans leur fort intérieur « est-ce qu'ils ne sont pas en train de jouer ce que j'ai fait l'autre jour? ». Souvent, le problème tourne autour des tabous et des appréhensions à aller au poste de santé. Le théâtre permet de les montrer par la comédie et d'en parler ensuite.
Comme dans la réalité, le spectacle ne se passe pas tout à fait comme on l'aurait souhaité. Mais au fait, qu'est-ce qu'on veut? On est d'accord pour dire que Maïssa ne doit pas empêcher sa femme d'aller au poste de santé mais qu'est-ce qu'on peut faire? C'est la question qui est posée au public après le spectacle. Le rythme incite le public à réagir. « Moi je ne suis pas d'accord avec Lendor, il doit soutenir sa fille. » Lendor revient alors au centre du cercle et rejoue son rôle en répondant à celle qui l'a interpelé. C'est donc une participante qui va transformer la situation initiale. Elle est félicitée par ses pairs. Après 3 interventions, l'infirmier chef de poste prend alors le micro pour apporter les informations complémentaires. Le sabax reprend, le public vient remercier l'infirmier et les comédiens et danser encore".
Rédigé par Cindy Coudrin, étudiante en licence professionnelle d'ingénieurie de projet de solidarité internationale de Bordeaux
Mis en ligne par Jérôme Martin, Référent action éducative HumanoPole-Orcades
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Le Fest'Afrik: musique mandingue, éducation au développement et solidarité internationale à Tartas!
Quatrième édition du Fest'Afrik de Tartas les 23 et 24 juillet 2010, emmené par toute l'équipe sur-motivée de Militinirêves! Pour la deuxième année consécutive, je serai à leurs côtés. L'an dernier, ils m'avaient sollicité pour animer des ateliers d'éducation au développement et à la solidarité internationale en direction des festivaliers...grands et petits! Un défi pour moi, plus familier du terrain scolaire que celui des festivals !! Depuis juillet 2009, j'ai pu mettre à quelques reprises des animations originales en festival notamment au festival de la Bohème près de Toulouse...alors même si je en suis pas à mon coup d'essai, le défi reste aussi passionnant que délicat! Mais...même pas peur! A très vite à Tartas ou sur le blog où je partagerai cette expérience qui s'annonce déjà riche!
L′association MiLiTiNéRêVeS présente :

Le festival FEST′AFRIK renforce son engagement dans l′éducation au développement cette année, en choisissant pour cette édition la thématique de l′Agriculture Paysanne.
Au programme :
Les cultures d′Afrique de l′Ouest à l'honneur avec des concerts, des contes, des expositions, une sono-conférence, des stages de percussions et danse ou un grand repas traditionnel.
Journée de samedi gratuite avec des débats et rencontres autour du monde paysan, des animations ludiques et sympathiques au sein du jardin éducatif, des grands jeux coopératifs en lien avec l′éducation au développement et la solidarité internationale ainsi que du théâtre participatif.
Venez aussi découvrir les initiatives des associations locales dans le souk associatif !
La programmation artistique, fidèle aux dernières éditions, propose une palette d′artistes originaux et talentueux, trouvant leurs sources dans les traditions d′Afrique de l′Ouest.
Sont invités :
Informations pratiques
Lieu : Plan d′eau d′Ous Pins, ville de Tartas (40)
Horaires (sous réserve de modification) :
Vendredi à partir de 19h // Samedi à partir de 10h
Réservations & Infoline
A partir du 1er juin au 09.52.60.34.42 / militinereves@gmail.fr
Office Tourisme Pays Tarusate : 05.58.73.39.98
Tarifs
Tarif Normal : 12 euros
Pass 2 jours : 20 euros
Chargé de communication
Paul Barri : donpablo738@hotmail.com // 06.84.74.98.44
M i L i T i N é R ê V e S
Association loi 1901
1233 Route du Moulin
40400 Begaar
France

09:19 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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